Circulation
La circulation des idées emprunte aux générations, aux corps et aux neurones
Aux cors sans illusions, aux chasses à courre délaissées des fonds de campagne
Au renard apeuré qui sue la pensée, à la vertu des dents des chiens.
Les idées saprophytes, chancres, oignons de cervelle qui s’amusent du temps,
Drogues indolores aveuglent la tête et accourent la nuit, dans les chemins sombres des draps.
Contaminantes et furtives, tristes solutions de sens sans directions,
Poubelles emplis de corps, cheminées cernées par les épines.
Tiens-en une, renifle-la, étudie-la, dissèque-la. Vois ses os et ses muscles, son embonpoint, sa face réjouie de bon élève, son profil mouvant, sa surface courbe.
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