tag:blogger.com,1999:blog-201072022008-05-08T01:09:34.713+02:00JUNTEPhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comBlogger61125tag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-70783688132415200782008-04-07T18:57:00.000+02:002008-04-07T18:58:35.644+02:00Dans l'étranger paysSommes comme qui de par grillage enjambé. Et les mots ont pris Jeannette, sous formes vives écharpées, comme mistral en poche sous le mouchoir qui courrait dans le tissu.<br /><br />C'était la folle cadence; à genoux craquants, dans la lumière des sous-bois et des mousses et des luzernes des longues tiges d'herbacées et de graminées que je ne connaissais pas mais qui faisait la nique à narines.<br /><br />Sommes, comme moutons, égarés dans l'allégresse, mordus par les tiques et tout griots, bèlant comme chenapans, écorchant les mottes, craquant les écorces. <br />Ce jour soudain était soudainPhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-14849475987686198912008-02-27T18:09:00.001+01:002008-02-27T18:09:56.345+01:00Me perduDès l'envers je fus droit fus doigt et perdis l'aiguille <br />Pardi l'aiguille comme perdis les yeux les deux yeux comme oreille<br />Décidai de consciemment et en sûreté de me perdre, par toute raison, par plan et objectif <br />Sans perdre le sens, de mon action, le contrôle mais outre de l'autre tenter sans perdre la corde tenter la pleine esquive en pleine suée de pracher la lissePhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-46738169489389665062008-02-11T18:17:00.000+01:002008-02-11T18:18:17.129+01:00PuisA New York, en 1995, Claudia et Beth sont les meilleures amies du monde<br />Nina Kampermann reporte une nouvelle fois la date de son mariage<br />Mammifères marins inoffensifs, les lamantins sont menacés de disparition, <br />Pierre Dulaine enseigne la dance à une clientèle huppée de Manhattan<br />Kevin doit défendre un psychiatre, accusé d’avoir incité un de ses patients <br />Le jeune Maxime et sa mère rencontre Kyle, le fils de Lloyd Raines, qui lui fait des avances<br />Une nuit, alors qu’il fait un cauchemar, Adam frappe Lana<br />Michaël reçoit la visite de ses parents<br />Brighton remporte un concours, alors qu’il n’a pas d’argent<br />L’équipe tente de déterminer l’origine du décès de l’équipage du cargo<br />Luke, dit Renegade, retrouve Matt, le fils de l’ancien complice Moose, qui est en prison<br />Dylan propose de s’installer chez lui dans sa maison, gagnée au poker<br />Rose repère une lumière semblable à celle aperçue au cours de l’ouragan<br />Russell trouve un cubain égaré dans les marais<br />Brody multiplie les braquages, ce qui ne manque pas de surprendre l’androïde<br />Lorsque le squale surgit dans le lagon, Ellen et lui se livrent un duel sans merciPhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-32714147265079863562008-01-29T17:06:00.000+01:002008-01-29T17:07:42.122+01:00Les pêches...<br />Ici l'écaille et l'absence de paupière secrètent des mondes différents, blancs de bancs de secs, et les gamins glissent des moles, sur le vert, en plongeon propulsé d'épaule. Pas de bordures, pas de route, seuls jalons coulés dans les pneus noirs des regards. <br />Les arêtes ont guidé la route et les déchets n'ont pas de fin. Guillemots perdent hauteur. Les moutons aussi. Sachant cela, la bouteille est vite sans vin, les mots fourchent et piquent en traîne, la grande queue d'un grand congre tapisse sa grotte, dans l'ombre des doris. Avec les pièges, nous prenons mais ne caressons pas les écailles et le chalut. Comme linceul de pie. Comme trouille du grand fond. <br />Tout laminaire comme tout vieux fauve, toute collerette, toute émoustille de poisse dans la pauvreté des rendements. Lâcherons aux voleurs du soir, suiveurs de massacres, blancs immodérés et becs jaunes à point rouge. Tout laminaire. Tout appat.<br />...PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-37758836294892765592008-01-23T20:42:00.000+01:002008-01-23T20:44:05.095+01:00Le départOù comment la langue prit fourche et vanta la quête la geste le superflu la bataille et les racailles les songes enviés les paroles drues le large la caresse de la coque le galop des moutons l'appel du sexe le merle effroi les perles inondantes les phalanges insultes les baudriers les petits palfreniers et le patronage laïque les bulles de sueur et l'empal des mères Mars et les loups et les chiens garous et les chiens mords et les chiens fols et les chiens tords et les yeux rouges de pus des chiens les quenottes et le gras comme os dans l'oubli du froid jour comme matin maigre qui rouille métaux qui étincelle mes yeux qui renoue les fouets qui rèche les osiers des champs humides des prairies matin giboyeuse éestropiées des lièvres et de trefle et luzerne quand court le mouton.<br /><br />Pris noisetier, nasse, nicotine, nifle et nos moutons.<br />Cheveux ont perlé, vite, dans les gaz.PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-53675816993968739972008-01-07T14:50:00.001+01:002008-01-07T14:50:54.040+01:00Où j'ai traqué le Grand LeviathanLa géographie ne se salit plus, mais d’où nous sommes, nous brouillons les cartes. Les minutes sondent les antipodes et détournent les positions. Nous avons empanné, brutaux, les atlas et les postures. Le bruit blanc envahit les calmes, puis distrait les écrits. Nous sommes une petite équipe. Déterminés mais non situés. Nous sommes une petite équipe qui tente de se comprendre et d’augmenter les frontières. Des langages. Des communications qui ne vont plus avec. Des opinements de têtes anormaux.<br />Le travail a commencé depuis peu et déjà des effets, des résultats. Un balourd se crée. Et déjà d’où nous sommes nous ne le voyons plus. Les séances de tonte et les multiples efforts programmés ont soustrait les facultés. Les télés divergent et les radios se multiplient. Les ordinateurs soliloquent. Nous pourrions dire monadisme mais l’histoire ne se lit plus. Où nous sommes, nous ne le savons plus.PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-75063757322756242342007-12-17T15:45:00.000+01:002007-12-17T15:46:53.130+01:00Ma tête est prise(Ma tête est prise. Ajourd'hui, désolé, demain. Prise comme matérielle, elle a un prix, elle s'étiquette, seule, à mesure que les minutes déroulent. Il a suffi. Seule et plus grand chose ne coule. Je suis désolé et je me se désole et ma tête se désole. Mes mots sont des bouts. Des ficelles sans noeuds. Qui crochètent toutes, sans façon, brusquement toutes ensembles. Il a suffi de pas grand chose. Des achats et des déplacements. Emportements. Pas grand chose et des trucs qui encombrent l'escalier. Des trucs pleins de prix, des billets des devises des métaux qui roulent en emportements. Toute la tête est prise. Plus une citadelle. Le déclenchement, je sais plus. Des prix, sûrement, et aussi des connexions et des prises et des crochets, qui ont tout ramené en filets, dans les mailles, au-dessus du pull. Le tricôt de tout ça, pas évident. La tenaille est forte et faut que je sois constant. Ne pas se disperser. Ne pas se diluer, dans la tête et dans la prise et dans la tenaille et dans la digue et dans les os et dans le crâne et dans les prix. Désolé, tout dans le plein. Le demain sera.)<br /><br />(Ma tête est prise par les vocables les mots les chiffres les arrondis les aigus de la ligne les bits les pointillés qui veulent en dire + que les synapses ne le voudraient comme la morale de la conscience l'accepterait et comme et comme les sens l'accepteraient et le comprendraient et le signifieraient et comme j'aurai honte après de voir si rapidement les mots s'entrechoquer et rien dire et tout à la fois, à la foire et comme tous pris et épris du vertige de logorrhée qui propulse non pas la langue mais les connexions au-delà des sons et des espaces dans les accords brutaux et éclairés des sens et des images. Comme j'aurai honte de tout dire. De s'être fait prendre la tête).<br /><br />(Ma tête est prise et reprise et tricôtée par les mots des autres, cancers, saprophytes, chancres mous, qui modèlent mes masses moles et modèrent mes images-sons-sens. On en a assez et un seul mot te prend, et la musique et les ton toi-même qui se font prendre et dérapent et ont honte de ton toi-même et perdent leur sens et leurs directions et glissent dans les marges herbeuses, dans les entendus, déjà. Et de ses écarts réguliers, on n'en revient que de plus en plus las, de grandes enfourchées pour revenir du talus, et pas de noisetiers dans les brousailles).<br /><br />(Ma tête est prise et mon projet est de rem:onter les mots, au-delà des sens. Au-delà des fleuves de lettres qui sentent la vase et montent aux naseaux dans les mangroves. Nous irons pas loin comme cela mais si la Reine est prise, où couper l'appendice ?)<br /><br />(Ma tête est prise du sourire des autres, des jardins aux sentiers qui bifurquent aux croix des rêves des autres, prise dans le futur des objectifs. Comment loger le passé et ses nuages dans les prix du présent ? Au présent les mots lavés, les mots repassés des présents des autres.)<br /><br />(Par delà les murs du verger aux pommes. Par delà les remarques du nain, qui repère les amants. La préhension des mots, au delà des dents et des amis lépreux. Le passé comme banière et nuages, comme plomb en ceinture, comme histoire sacrée pour foule. Ma tête ne suit pas. Prise sous ses douves dans le temps. Dans les présents des autres, sur leurs cuirasses. Dans les flous des sens des mots des masses. )<br /><br />(Ma tête suivra Per Valdo, Burke et Hare, Badonce, Smiley, Père Orduna dans le jeu de l'envers).<br /><br />(Puis on lâchera comme d'habitude les fous, les pseudos-fous, les apprentis nuls, les amateurs d'ordures, les faiseurs d'ordure et les militaires, et tout ceci sera procession, et tout ceci sera recension, et tout ceci sera tête. Et mes pensées, droites aux lépreux, droites aux escargots, gauches aux enfants gachés. Il n'y aura rien mais le vide et le désole, mais seulement comme rise, comme tête). <br /><br />(Ma tête est prise des prix des combats, des casques, des péritels, des ailettes, des contacts exigus, de la poussière humide des supermarchés. Et dans ceux-ci défilent les brigades, sournoises, mais commandées. A flux tendu. A flux RSS tendu dans les fronts de l'est et des mes crânes. Et mes mots obéissent au guide).<br /><br />(Un jour, je dirais non. Un jour, je dirai écorce. Un jour, je dirai nouille. Sans ristourne).<br /><br />(Mes sens se terrent. Mes sens ne lèvent plus la tête. Pour lever, flexion des genous, balancement de la colonne, pression des hypostases et des sacrifuges, contournement des mémoflex, rotation du pérus, connexion bluevose. Cathode de pain, confiture de memsys. Pensée.)PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-28756357476308807612007-12-01T19:27:00.000+01:002007-12-01T19:28:15.315+01:00Le jargon est une gazePhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-26458336121297651372007-11-08T18:08:00.001+01:002007-11-08T18:08:32.282+01:00AnatomieBrois tes ongles<br />Vois le noir<br />Brou les noix<br />Noies les bourgs<br />Bourres les ongles, de noir, sous les ongles, à faire tache sur peaux, notamment féminines, du noir de noix, du noir d'huile, du noir de sable et de terre, grasse, du noir sans kerdane, du noir de seigle, du noir à honte sur les nappes, des doigts secs et peaux détachent<br />Ne les mets plus, glisse les sous peaux, sous poches, mouchoirs et gants, glisse ta honte dans tes tissus, kerdane tes pores, white téguments. Puis laisse courir, les ongles, ailleurs, libres, écharpes, cols, peaux mortes, volants, vagins, varech, sacs de sable, lâche-les dans les fèves et les feuilles fortes<br />Puis broie tes oncles<br />Bois le soir<br />Bas les choix<br />Roi des sourdsPhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-7938697737346941822007-10-11T19:28:00.000+02:002007-10-11T19:29:38.042+02:00Pas croisés<br />Paroles Xsés<br />Sangs Xtrés<br />Cœurs suésPhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-8005123954949461372007-10-11T19:16:00.000+02:002007-10-11T19:24:15.876+02:00Contre-harmonieJe cercle <br />Et les rayons <br />Et les diamètres<br />Et les cordes<br />Et les angles rentrés sont autant aspérités <br />Autant dommages tournés <br />Dans le ventre de mes intérieurs<br />Que le mouvement de mes je<br />Roule en fluide<br />Tout clou caché.PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-11754462488237441262007-10-03T14:22:00.000+02:002007-10-03T14:23:40.646+02:00EzraLe temps qu’il défait<br />Se compte en nuages<br />De colère et de lait<br /><br />A ce père d’empereur, tibia cassé,<br />Front découvert d’or, œil percé<br /><br />Le temps des plaines sépare les ongles, les tumuli<br />Les tombes troubles abandonnées pour l’Asie<br /><br />C’est l’appel en rêve des premières guerres<br />Le souffle immense qui pourrit l’oreiller<br />Et produit la bataille<br /><br />Les dieux franchirent le Pont, agrippés aux dits des hommes, découvrant d’étranges lointainsPhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-85067772931407982472007-09-11T21:46:00.000+02:002007-09-11T21:47:43.892+02:00Une carie et toute la vie !PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-48259682019223566472007-09-01T08:51:00.001+02:002007-09-01T08:51:44.263+02:00PoisseChez les poissons, extrême diversité sexuée<br /><br /> - Soit sexe unique : <br /> mâle XY et femelle XX, soit mâle ZZ et femelle ZW, (gonochorisme)<br /> - Soit hermaphrodisme (10% des poissons) :<br /> individus hétérozygotes, chromosomes sexuels sous l’influence de gènes épistatiques.<br /><br />les hermaphrodites successifs ou séquentiels :<br /> (métamorphose irréversible)<br /> - les hermaphrodites protogynes (9%) : d’abord femelle puis male<br /> - les hermaphrodites protoandres (1%) : d’abord male puis femelle <br />les hermaphrodites simultanés ou synchrones (<1%) (rare) : = Individus à la fois âles et femelles : Rare : Autogame (autofécondation) ex : nudibranches (mollusques) : Non autogame<br />les hermaphrodites juvéniles (<1%) : Jeunes immatures : glandes sexuelles ambivalentes : État passager<br /><br />Les hermaphrodites larvaires (ex : Bonellie)PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-4614483191496093322007-04-18T18:08:00.001+02:002007-04-18T18:08:46.032+02:00Dévisse 2Un homme révisable présente un prix qui peut être modifié pour tenir compte des variations pondérales. Les modalités de calcul de cette révision ainsi que la périodicité mise en oeuvre sont fixées :<br />- en fonction d'une référence (indice mannequin) à partir de laquelle on procède à l'ajustement de la taille<br />- ou par l'application d'une formule représentative du degré d'évolution de cette personne. Dans ce cas, la formule ne prend en compte que les différents éléments du coût de la personne et peut inclure un terme final.PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-58993369815239220822007-04-18T17:58:00.000+02:002007-04-18T17:59:32.842+02:00De vie 5Sauf sujétions techniques et psychiques inconnues ne résultant pas du fait des parties, un désespoir ne peut bouleverser l'économie du marché, ni en changer l'objet.PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-76232643847238654682007-04-12T00:39:00.000+02:002007-04-12T00:54:15.005+02:00Eloge de la guerreBien me plait le gai temps de Paques qui fait naître feuilles et fleurs; j'aime à entendre le ramage des oiseaux, quand ils font retentir leurs chants par le bocage; il me plait de voir dressés sur les prés tentes et pavillons et j'ai grande allégresse quand je vois rangés par la plaine chevaliers et chevaux armés.<br /><br />Je suis heureux quand je vois les éclaireurs faire fuir les gens avec leurs biens et je suis heureux de voir après eux quantité d'hommes d'armes venir ensemble; je me réjouis en mon coeur de voir les forts chateaux assiégés, les fortifications avancées rompues et effondrées, et de contempler l'armée rangée sur les berges, entourées de fossés protégés par des palissades de forts pieux serrés.<br /><br />Egalement je suis content d'un seigneur quand il est le premier à attaquer à cheval, armé, sans peur, car ainsi il fait enhardir les siens avec un vaillant courage; et puis, quand la mêlée est engagée, chacun doit être prêt à le suivre et de bon gré, car nul homme n'est prisé en rien jusqu'à ce qu'il ait reçu et donné de nombreux coups.<br /><br />Nous verrons en début de mêlée trancher et rompre masse d'armes et épées de combat, heaumes de couleur et écus; nous verrons maints vassaux frapper ensemble et comme conséquence les chevaux des morts et des blessés errer à l'aventure; et quand il sera entré dans la mêlée, que tout homme de haute naissance ne pense qu'à briser têtes et bras, car un mort vaut mieux qu'un vivant vaincu.<br /><br />Je vous le dis, je ne trouve pas autant de saveur dans le manger, le boire et le dormir, comme d'entendre crier : "A eux !" d'entendre dans l'ombre, le hennissement des chevaux privés de leur cavalier, et les cris "Au secours ! Au secours !" de voir tomber, au bord des fossés, chefs et soldats sur l'herbe, et de contempler les morts, qui, à travers les côtés, ont les tronçons de lances avec leurs flammes.<br /><br />Barons, mettez en gage chateaux, villes et cités, plutôt que de ne pas - chacun - vous faire la guerre.<br /><br />Bertran de Born.PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-15735505495318754062007-04-12T00:36:00.000+02:002007-04-12T00:38:07.394+02:00Devis 32Société La Française des récoltants<br /><br />18 (dix-huit) bottes de poêtes type « Palais de Tokyo » ou similaire<br />Calibrage Post-néo minimum 3 nanos.<br />Levée : bisannuelle<br />Vivace<br />Rempotage garantie 6 mois<br />Montant : 17 000 pound<br /><br />Si présence de chancre constatée sous 1 mois après la remise, botte échangée.<br /><br />NB : Le poête est une plante originaire de la Modernité où les conditions naturelles sont optimales pour sa production. Aussi, des semences commercialisables ou des semences de base multipliées en France en sont importées. Dans la mesure où dans ce pays, les Poêtes Génétiquement Modifiés sont très abondants, une présence fortuite de PGM est susceptible d’être enregistrée dans les semences conventionnelles. Le ministère de la culture procède à des contrôles de façon inopinée sur les lots de semences conventionnelles importés afin de vérifier l’absence de PGM. En cas de non conformité, nous tenons à vous informer que des agents chargés du contrôle peuvent ordonner des mesures de destruction ou de refoulement de ces semences, ce qui peut inclure un retard dans nos livraisons."PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-17194422464752921842007-04-10T17:19:00.000+02:002007-04-10T17:42:46.014+02:00A Nicolas le petitTu as raison<br /><br />Tu affirmes : « J’inclinerais pour ma part à penser qu’on naît pédophile, et c’est d’ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie-là. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n’est pas parce que leurs parents s’en sont mal occupés ! Mais parce que génétiquement ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d’autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l’inné est immense ».<br /><br />Tu as raison<br /><br />Ma fille a été abandonnée, c'est sa faiblesse<br /><br />Tu as raison<br /><br />Je l'ai adoptée, c'est ma faiblesse<br /><br />Tu as raison<br /><br />Elle a une fragilité, une douleur préalable<br /><br />Tu as raison<br /><br />Sa pathologie,<br />Ses parents,<br />C'est inné<br /><br /><br /><br /><br /><br />(voir Onfray : <a href="http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/archive/2007/04/03/le-cerveau-d-un-homme-de-droite.html">Onfray</a>)PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-51461602280148213622007-03-30T00:45:00.001+02:002007-03-30T00:53:04.413+02:00(question)(art poetique:dois-je vraiment?<br />- jouer à l'abruti/écrire en abruti<br />- me faire passer pour un petit fou (juste le momo, le doux dingue)<br />- ou pour le grand fou (qui arrive quand même à tenir le stylo ou le portable)<br />- griffonner sous 3 g)<br /><br />(vraiment pas d'autre moyen d'être soi ?)PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-44512182902791900982007-03-29T09:56:00.000+02:002007-03-29T09:57:38.061+02:00Devis 27Entreprise : France S.A.<br /><br />Destinataire : Chili (Etat)<br /><br />3 lettres estampillées Français, n°s d'ordre 3, 12, 21 : C, L, U.<br /><br />Droit de reprographie non limité sur le territoire de la Terre (de Feu)<br />Envoi sous 24 h, sans retour.<br /><br />Propriété inintellectuelle : Le Ministère de la Propagande, de la Publicité et de l'Intérieur<br /><br />Reglements des comptes : Virements par immigration, sur décompte dûment constaté par les deux parties.PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-21913401565483046402007-03-16T15:20:00.001+01:002007-03-16T15:21:42.367+01:00Devis 28Entreprise : Nasa<br /><br />Fourniture et pose<br />Pose et fournis<br />3 soleils<br />M42 (M41 en option,<br />suivant collimation)<br />Droit garanti, comme ma main dans la naine creusePhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-37866316083538544472007-03-16T14:19:00.000+01:002007-03-19T10:17:00.391+01:00Devis 1A Paris le 15 mars 2007<br /><br />Société : La Française des vidanges<br /><br />1 réservoir blanc à demi-plein<br />liquide : frein - anticoagulant<br />Mousse de poête génétiquement modifié, pour limiter les échauffements<br />Tampon fonte, avec vis féminine de cerclage<br />2 têtes en embouts, avec deux coudes 45° - compris étanchéité<br /><br />Montage et main d'oeuvre en sus<br />15 eurosPhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-19144712511693384252007-03-03T06:46:00.000+01:002007-03-03T07:07:19.040+01:00Breviaire méditerranéen (Pedrag Matvejevitch)<a href="http://bp1.blogger.com/_Cz9pWBZdrWE/RekN2npwkLI/AAAAAAAAAAM/qEC_Mdskbtg/s1600-h/images.jpg"><img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5037572890198839474" style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_Cz9pWBZdrWE/RekN2npwkLI/AAAAAAAAAAM/qEC_Mdskbtg/s320/images.jpg" border="0" /></a><br /><div>"... Les jurons méditerranéens diffèrent de ceux du continent. Dans certaines langues, on énonce, à l'aide du verbe copulatif, des actes lubriques avec les dieux, les saints et les proches parents : c'est ainsi que jurent par exemple les Grecs, les Turcs, les slaves du sud, les Albanais et quelques autres peuples. Ailleurs, dieux, saints et proches sont accouplés (mais sans recourir cette fois au verbe dit copulatif) à des animaux tels que le porc et surtout la truie, le bouc, l'âne, le chien ou la chienne."</div><div> </div><div>Matvejevitch parle aussi du digitus impudicus latin ou du katapygon grec, qui sont des blasphèmes passibles de l'enfer.</div><div> </div>PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.comtag:blogger.com,1999:blog-20107202.post-79139627783743481562007-01-31T09:29:00.000+01:002007-01-31T09:30:03.329+01:00La peauRelief<br />Tes balafres dictent la route, le lointain combat, les voiles ferlées au port tropical, les cutters qui sentent l’argent, la colère farouche et l’orgueil<br />Et les jours seuls, malade<br />Et l’alcool et les poux, dans les cabanes de bois<br />Lors les nuages, pétés assoiffés, hilares de désir de découdre dans l’herbe leur panse assombrie<br />Lors les villages se sont tus, cois dans leurs murs et la douce issue des ruisseaux<br />Lors les fenêtres ont griffé les bras de voleurs, se sont parées de rouge dans les airs et les courants<br />Lors je suis allongé, le nez dans les hautes,<br />Débarqué clandestin, sur le granit du quai, un saut sans valise, une crainte sans raison dans les hanches<br />Lors les femmes ont dénoncé, sur la maison haute et ses courtines, les voix des chats se mêlant, pire que les comptines.<br /><br />//<br /><br />Les poumons vides, assoiffés<br />Aspirés par la bombe<br />Qui noie tout, l’air avec la poussière,<br />Le bruit total au-delà du son.PhilCouhttp://www.blogger.com/profile/08049896815109423044noreply@blogger.com